Près de 91 900 logements ont bénéficié en 2024 d’une rénovation d’ampleur grâce à une aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), soit une hausse de 28 % en un an, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ce chiffre, une réalité très concrète pour vous : les aides aux gros travaux de rénovation énergétique se généralisent, surtout pour les logements mal classés au DPE.
Si vous êtes propriétaire d’une maison ou d’un appartement, bailleur ou copropriétaire, cette accélération des rénovations financées par l’Anah vous concerne directement : niveau d’aide, priorité aux passoires thermiques, place des copropriétés, reste à charge moyen… Voici comment lire ces chiffres pour anticiper vos propres travaux.
Les données publiées récemment dressent un tableau précis des rénovations lourdes réalisées avec l’aide de l’Anah en 2024.
Concrètement, cela signifie qu’en moyenne, pour 41 500 euros de travaux, environ 26 000 euros sont financés par l’Anah, et 15 500 euros restent à la charge du ménage. Bien sûr, ce n’est qu’une moyenne : selon vos revenus, votre logement et le type de travaux, la part prise en charge peut être plus ou moins élevée.
Les chiffres montrent aussi à quels profils de propriétaires profitent le plus ces rénovations d’ampleur.
Pour le dispositif MaPrimeRénov’ Ampleur (orienté vers les rénovations globales avec gain énergétique important) :
Si vous avez des revenus modestes ou intermédiaires et que votre logement est énergivore, ces chiffres montrent que le système d’aides est clairement pensé pour vous. Les dossiers des ménages aisés existent, mais restent minoritaires.
Autre enseignement important :
Si vous êtes copropriétaire ces chiffres indiquent que les rénovations globales d’immeubles (isolation, chauffage collectif, ventilation, etc.) sont de plus en plus financées. Si votre syndic évoque un projet de rénovation énergétique, il a de bonnes chances de pouvoir s’appuyer sur ces aides.
Si vous êtes bailleur individuel, notamment via Loc’Avantages, vous êtes pour l’instant une minorité à mobiliser ces dispositifs pour engager de gros travaux. Mais les outils existent, et les chiffres montrent qu’ils sont encore sous-utilisés.
Le DPE (diagnostic de performance énergétique) est au cœur de ces rénovations. Les logements les plus mal classés, souvent appelés passoires thermiques (étiquettes F ou G au DPE), sont clairement la cible prioritaire.
Autrement dit, la majorité des gros chantiers financés par l’Anah concernent des logements très énergivores. Si votre DPE affiche une étiquette F ou G, vous êtes exactement dans la cible des aides les plus généreuses.
De manière générale, les pouvoirs publics encouragent fortement la rénovation des passoires thermiques, et les chiffres 2024 confirment que la dynamique est déjà bien engagée.
Cette montée en puissance des rénovations d’ampleur financées par l’Anah n’est pas qu’un constat statistique : elle donne des pistes très concrètes pour anticiper vos décisions.
Avant de parler aides, il est essentiel de savoir où en est votre logement :
Les chiffres montrent que l’Anah finance des travaux moyens de 41 500 euros, avec un taux de prise en charge moyen de 63 %. Cela correspond à des chantiers complets (isolation, chauffage, ventilation, etc.), pas seulement au remplacement d’une fenêtre ou d’une chaudière.
Pour vous, l’intérêt de viser une rénovation globale est double :
Avec 42 % des rénovations d’ampleur réalisées en copropriété, il est probable que de plus en plus d’immeubles se lancent dans des projets de rénovation énergétique.
Le fait que Loc’Avantages ne représente que 3 % des rénovations d’ampleur montre un potentiel encore peu exploité. Si vous êtes bailleur d’un logement énergivore, vous pouvez :
Avec 91 900 logements rénovés d’ampleur en 2024, 2,4 milliards d’euros de subventions et un taux moyen de prise en charge de 63 %, la rénovation énergétique n’est plus réservée à quelques pionniers. Elle devient une réalité massive, surtout pour les passoires thermiques et les copropriétés.
Pour ne pas rester au bord de la route, la première étape est simple : faire le point sur la performance énergétique de votre logement (DPE, voire audit énergétique pour un projet global), puis vous faire accompagner pour étudier les aides mobilisables. Plus votre projet sera structuré et ambitieux, plus vous aurez de chances de bénéficier de cette dynamique d’aides publiques en votre faveur.